LÉGENDES & HISTOIRES…


LA “MAILLE D’OR” : UN VERSEMENT POUR DES ÉTUDIANTS CONTENTS !

Gravure de Beaugency

La légende rapporte que vers l’an 850, Simon Ier de Beaugency était atteint d’une maladie grave, qui le menait inexorablement vers la mort. Mais un matin, il sentit une odeur douce et agréable qui s’était répandue dans la ville et, à l’instant, il fut guéri !

Quelques temps plus tard, il apprit que, le jour même de sa guérison “miraculeuse”, le clergé d’Amiens avait trouvé les restes de Saint-Firmin et qu’à cette occasion, la même odeur s’était répandue sur Amiens. Simon fut convaincu que sa guérison était liée à la découverte des reliques du Saint.

Simon Ier fit don de sa seigneurie au clergé d’Amiens qui le laissa en gérance à ses descendants à la condition que le sire de Beaugency vienne rendre hommage à Amiens chaque année et verse une “Maille d’or” (pièce d’or) destinée à financer les étudiants de la ville. Si le dit-sire ne versait pas la “Maille d’or”, les étudiants d’Amiens étaient en droit de venir à Beaugency pour la réclamer en se faisant d’ailleurs loger et nourrir aux frais de la cité jusqu’à ce que cette fameuse “Maille d’or” fût versée !

Au 16e siècle, Calvin, alors étudiant en théologie à Amiens, vint à Beaugency avec d’autres étudiants réclamer le versement de cette “Maille d’or”.

C’est la raison pour laquelle, l’une des rues principales de Beaugency s’appelle aujourd’hui la rue de la Maille d’or.


LE PONT DE BEAUGENCY : FUT PRIS QUI CROYAIT PRENDRE !

chat noir

“Le pont de Beaugency, la huitième merveille, est une œuvre du diable, une œuvre sans pareille… Il l’a fait d’une nuit et comme tout d’un coup sans qu’on ait des marteaux entendu même un coup.

Seulement, il avait réservé pour lui la plus belle âme qui passerait sur ce pont, jeune, vieux, homme ou femme. Les gens de Beaugency – l’on peut compter sur eux – se tirèrent fort bien d’un pas si dangereux. Ils prirent un matou de force appréciable et sur le pont neuf le lancèrent !

Le Diable qui logeait dans la tour, au beau milieu du quai, surpris de voir un chat venir sur le remblai, le suivit aussitôt; mais l’animal agile, comme il l’apercevait bondir sur une pile, en trois sauts eut tôt fait de traverser le pont. Continuant sa course, enfin, d’un dernier bond, il atteignit un lieu tout rempli de verdure.

Le démon, tout marri de sa mésaventure, d’un coup de son épaule essaya d’ébranler le pont trop bien construit qui ne put s’écrouler, mais une arche de biais fut tout ce que le diable laissa de ses efforts en ce jour mémorable. Quant aux habitants, fort rusés par ici, gardèrent le nom de “Chats de Beaugency””.


LE COMMISSAIRE MAIGRET : UNE RETRAITE BIEN MÉRITÉE !

Article de presse sur la retraite du commissaire Maigret

Le célèbre Commissaire Maigret a pris sa retraite à Meung-sur-Loire et on le comprend !

La douceur du Val de Loire n’est plus à vanter et un épicurien comme notre bon commissaire ne pouvait que choisir un endroit aussi agréable que Meung-sur-Loire.

Georges Simenon fait goûter à son héros un repos bien mérité dans notre douce ville qui sait allier quiétude et douceur de vivre, paysages de Loire et des Mauves ainsi qu’une vie culturelle intense.

On imagine aisément le commissaire débonnaire faisant sa promenade quotidienne, pipe à la bouche, dans la rue Jehan de Meung, pour aller acheter son journal et sa baguette, prendre la commande passée par sa tendre épouse chez le boucher, qui connait bien ses goûts, s’arrêter au Café du Commerce boire un petit café en refaisant le monde avec quelques habitués… puis, reprendre le chemin de son domicile en s’arrêtant à l’espace culturel de La Monnaye, pour jeter un œil sur la dernière exposition et organiser sa soirée en prenant connaissance des activités proposées tout au long de l’année à Meung-sur-Loire.

Et comme à Meung-sur-Loire le crime est absent le commissaire, notre “Jules national”, en profitera pour écrire ses ”mémoires”…

En hommage, une rue de Meung-sur-Loire porte son nom.


LES ÂNES DE MEUNG : LES MAGDUNOIS SONT LOIN D’ÊTRE “BÊTES” !

Pendant la guerre de Cent Ans, les intempéries endommagèrent les récoltes et une bande de pillards dévastèrent les campagnes.

La ville d’Orléans se trouva menacée par la famine et demanda son aide à Meung-sur-Loire qui était à quelques lieues de là; mais le chemin n’était point sûr… On décida quand même de tenter le coup, puisque Meung était la cité des moulins et possédait aussi des ânes ! Aussi, on chargea ces bêtes de sacs de farine, et le convoi parti de nuit vers Orléans.

Au petit matin, du haut des remparts, les Orléanais, les apercevant, s’écrièrent : “Voilà les ânes de Meung !!!”.

Un surnom qui failli bien rester aux Magdunois, s’ils n’avaient pas répondu avec malice à ceux qui voulaient les nommer ainsi : “À Meung, des ânes, il en passe, mais il n’en reste pas !”.


À CHAINGY, ON CRIE AU LOUP !

Le 6 décembre 1814, des femmes et des enfants qui ramassaient du bois mort dans la forêt, furent assaillis par une louve faisant deux morts et des blessés. Une battue fut organisée par le Baron de Talleyrand, alors Préfet, et l’animal fut tué vers Cercottes.

Cet événement donna lieu à l’écriture de fables et complaintes sur la bête de Chaingy. En 1868, le dernier loup de nos régions y fut tué par le père Blaise Basset, célèbre braconnier. La dépouille de l’animal est exposée maintenant au Musée des sciences naturelles d’Orléans.


NOTRE-DAME DE CLÉRY : SUIVONS LES BŒUFS, IL SAVENT OÙ ILS VONT !

On raconte qu’un paysan, qui labourait sa terre, découvrit, dans un buisson, une statue en chêne polychrome de la Sainte-Vierge, d’environ un mètre de hauteur. Parée d’une couronne, elle tenait son enfant divin sur ses genoux.

Le paysan voulut rapporter sa belle découverte au curé de Mézières-Les-Cléry mais les bœufs de son attelage partirent dans la direction opposée et firent halte soudainement dans une clairière, non loin de la Loire…

On décida donc d’élever une petite chapelle à l’emplacement même où les bovins s’étaient arrêtés !


À TAVERS, QUI SAIT ÊTRE PATIENT, S’ENRICHIT !

Dolmen à Tavers

Le dolmen de la Pierre Tournante est entouré d’un petit bois ; la légende dit qu’une fois par siècle, le soir de Noël, pendant que sonnent les douze coups de minuit, le dolmen se met à tourner et la terre s’entrouvre… Un fabuleux trésor apparaît, il suffit donc d’être sur le bord, muni d’une poêle à long manche pour s’en emparer !